À la rentrée 2026, tu vas suivre un nouveau programme de spécialité maths en première, publié au Bulletin officiel du 2 avril 2026. Ce texte remplace celui de 2019 et entre en vigueur pour ta classe dès l’année 2026-2027. Il conserve les cinq grands domaines des maths mais insiste davantage sur les automatismes de calcul et la rigueur du raisonnement. Ce guide t’explique ce que tu vas apprendre, ce qui change concrètement et comment prendre de l’avance sans te noyer.
☰ Sommaire
| Étape | Période | Action |
|---|---|---|
| Prise de contact | Septembre 2026 | Réviser les automatismes de seconde, calcul et fractions |
| Analyse et algèbre | Automne 2026 | Second degré, suites, dérivation |
| Géométrie et probas | Hiver 2026-2027 | Produit scalaire, probabilités conditionnelles |
| Choix de spécialités | Printemps 2027 | Décider de garder ou non les maths en terminale |
| Épreuve anticipée | Juin 2027 | Concernée si tu abandonnes la spécialité |
Comprendre le nouveau programme : le contexte 2026
Le programme que tu vas suivre a été fixé par l’arrêté du 26 février 2026 et détaillé au BO n° 14 du 2 avril 2026. Il s’inscrit dans une refonte plus large des programmes du lycée, appliquée de façon échelonnée : la seconde et la première basculent en premier, la terminale suivra à la rentrée 2027.
L’esprit reste le même que le programme précédent : cinq axes fondamentaux structurent l’année.
- Algèbre : suites numériques, second degré, équations.
- Analyse : dérivation, variations de fonctions, fonction exponentielle.
- Géométrie : produit scalaire, géométrie repérée du plan.
- Probabilités et statistiques : probabilités conditionnelles, variables aléatoires.
- Algorithmique et programmation : Python, transversal à tous les chapitres.
La vraie nouveauté n’est pas la liste des notions, très proche de celle de 2019, mais l’accent mis sur les automatismes. Chaque chapitre s’ouvre désormais sur des attendus de calcul mental et de manipulation rapide. L’idée : tu ne dois plus hésiter sur une factorisation ou un développement pour te concentrer sur le raisonnement.
Si tu arrives de seconde, ne sous-estime pas la marche. Le rythme s’accélère nettement. Notre guide de transition seconde-première détaille les réflexes à installer dès les premières semaines.
Calendrier 2026-2027 : les dates clés
Ton année suit un fil logique. Voici comment le programme se déroule généralement, période par période. Les dates exactes dépendent de ton établissement, mais l’ordre reste stable presque partout.
- Septembre-octobre 2026 : reprise des automatismes de seconde, puis attaque du second degré et des suites.
- Novembre-décembre 2026 : dérivation, étude de fonctions, premières applications concrètes.
- Janvier-février 2027 : produit scalaire, géométrie repérée, trigonométrie.
- Mars 2027 : probabilités conditionnelles et variables aléatoires ; période où tu choisis tes spécialités de terminale.
- Avril-juin 2027 : fonction exponentielle, consolidation, et pour certains l’épreuve anticipée de maths.
Un point important : si tu décides d’abandonner la spécialité maths en fin de première, tu passes une épreuve anticipée en fin d’année. Elle porte uniquement sur le programme de première. On y revient plus bas, et notre page dédiée à l’épreuve anticipée de maths 2026 en donne le détail.
Les chapitres d’analyse et d’algèbre à maîtriser
C’est le cœur du programme, celui qui pèse le plus lourd et qui structure toute la terminale. Deux blocs se répondent : l’algèbre (les objets) et l’analyse (leur étude).
En algèbre, tu approfondis le second degré. Tu dois savoir résoudre une équation, factoriser un trinôme et étudier son signe. La forme canonique devient un réflexe. Le discriminant se calcule ainsi :
\(\Delta = b^2- 4ac\)Les suites numériques arrivent ensuite : suites arithmétiques, géométriques, sens de variation, et premières idées de limite. Tu manipules par exemple le terme général d’une suite géométrique de raison \(q\) :
\(u_n = u_0 \times q^n\)En analyse, la dérivation est la grande nouveauté de l’année. Tu apprends à calculer un nombre dérivé, à déterminer une fonction dérivée et à en déduire les variations. Le nombre dérivé se définit comme la limite du taux d’accroissement :
\(f^\prime(a) = \lim_{h \to 0} \displaystyle\frac{f(a+h)- f(a)}{h}\)La fonction exponentielle clôt souvent l’année. Elle prépare directement la terminale, où elle occupe une place centrale.
Beaucoup d’élèves apprennent les formules de dérivation mais ne relient jamais le signe de la dérivée aux variations. C’est pourtant l’attendu principal des contrôles. Entraîne-toi à passer du calcul de \(f^\prime(x)\) au tableau de variations sans réfléchir.
Géométrie et produit scalaire : le domaine sous-estimé
La géométrie est le chapitre que les élèves négligent le plus, à tort. Le produit scalaire y est central et revient sans cesse en terminale, en physique et dans les études supérieures.
Tu dois connaître ses différentes expressions et savoir passer de l’une à l’autre selon les données. Avec les normes et l’angle, il s’écrit :
\(\vec{u} \cdot \vec{v} = \|\vec{u}\| \, \|\vec{v}\| \cos(\theta)\)Avec les coordonnées dans un repère orthonormé, il devient simplement :
\(\vec{u} \cdot \vec{v} = x x^\prime + y y^\prime\)Les applications sont nombreuses : orthogonalité de deux vecteurs, calcul d’angles, équations de droites et de cercles. C’est un chapitre très « rentable » car les exercices se ressemblent d’un contrôle à l’autre.
Le produit scalaire s’apprend par la pratique répétée, pas par la lecture du cours. Nos exercices de produit scalaire en première couvrent tous les types de questions posées en devoir.
La géométrie repérée complète ce bloc : vecteurs, colinéarité, équations de droites. Tu réinvestis beaucoup de choses vues en seconde, mais avec un niveau d’abstraction plus élevé.
Probabilités, statistiques et Python
Le dernier grand domaine mêle probabilités conditionnelles et variables aléatoires. Tu apprends à construire un arbre pondéré, à utiliser la formule des probabilités totales et à calculer une probabilité conditionnelle :
\(P_B(A) = \displaystyle\frac{P(A \cap B)}{P(B)}\)Les variables aléatoires introduisent l’espérance, la variance et l’écart-type. Ces notions reviennent en terminale avec la loi binomiale, il vaut donc mieux les solidifier maintenant.
Enfin, l’algorithmique en Python n’est pas un chapitre isolé : elle traverse tout le programme. Tu écris des fonctions pour calculer les termes d’une suite, simuler une expérience aléatoire ou approcher un nombre dérivé. Ce n’est pas de la programmation avancée, mais tu dois savoir lire et compléter un petit script.
Les pièges à éviter
Le passage en première spé maths fait chuter beaucoup d’élèves qui réussissaient très bien en seconde. Ce n’est presque jamais une question d’intelligence, mais de méthode. Voici les erreurs les plus fréquentes.
- Négliger les automatismes. Le nouveau programme les exige explicitement. Si tu bloques sur un calcul de fractions ou une factorisation, tu perds un temps précieux à chaque exercice.
- Apprendre sans faire d’exercices. Relire le cours donne l’illusion de savoir. Seule la résolution répétée ancre les réflexes.
- Prendre du retard en analyse. Dérivation et fonctions s’enchaînent vite. Un chapitre mal compris en bloque trois autres.
- Bâcler la géométrie. C’est le domaine « facile à rattraper », donc celui qu’on repousse indéfiniment jusqu’au contrôle.
- Ignorer Python. Quelques points tombent régulièrement dessus, et ils sont faciles à prendre avec un peu d’entraînement.
Pour organiser tes premières semaines sans stress, notre article sur bien démarrer la spé maths en première propose une méthode de travail concrète, et la page rentrée en première spé maths t’aide à poser de bonnes bases dès septembre.
Que faire en cas de difficulté ?
Si tu sens que tu décroches, agis tôt : plus tu attends, plus l’écart se creuse. Voici les leviers à activer dans l’ordre.
- Reprends les bases de seconde. Souvent, le problème vient d’en dessous. Un détour par le programme de maths de seconde comble les trous silencieux.
- Refais tes contrôles. Repérer les types d’erreurs récurrents vaut mieux que d’enchaîner des exercices neufs.
- Pose tes questions vite. Un point de cours mal compris se règle en cinq minutes en début d’année, en deux heures en avril.
- Réfléchis à l’orientation. Si les maths ne sont pas indispensables à ton projet, tu peux les abandonner en fin de première et passer l’épreuve anticipée. Mais ne prends cette décision qu’après avoir vraiment essayé.
Garder la spécialité maths ouvre le plus de portes, notamment vers les classes préparatoires scientifiques et commerciales. Ce n’est pas une décision à prendre sous le coup d’une mauvaise note.
Questions fréquentes
Quel est le programme de maths pour la première spécialité en 2026 ?
Le programme, publié au BO du 2 avril 2026 et appliqué à la rentrée 2026-2027, s’organise en cinq domaines : algèbre (suites, second degré), analyse (dérivation, exponentielle), géométrie (produit scalaire), probabilités et statistiques, et algorithmique en Python. La nouveauté principale est le renforcement des automatismes de calcul.
Quel est le programme de terminale spécialité maths pour 2026 ?
La terminale bascule sur son nouveau programme à la rentrée 2027, un an après la première. Tu y approfondiras la dérivation, les limites, le logarithme, les intégrales, la loi binomiale et la géométrie dans l’espace. Le programme de première que tu suis en 2026 en pose directement les fondations.
Quels sont les sujets de l’épreuve anticipée de maths de spécialité ?
L’épreuve anticipée ne concerne que les élèves qui abandonnent la spécialité en fin de première. Elle porte uniquement sur le programme de première : second degré, suites, dérivation, produit scalaire et probabilités. Le détail des attendus figure sur notre page dédiée à l’épreuve anticipée de maths 2026.
Quelle est la difficulté du sujet de spécialité maths au baccalauréat 2026 ?
Le niveau de difficulté d’une épreuve de bac reste globalement stable d’une année sur l’autre : les sujets couvrent l’ensemble du programme, avec des questions progressives allant du calcul direct au raisonnement. La meilleure protection contre les mauvaises surprises est un travail régulier tout au long de l’année, pas le pari sur un chapitre.
Quels sont les sujets probables du bac de maths en 2026 ?
Aucun chapitre n’est officiellement exclu, donc tout le programme est susceptible de tomber. Historiquement, l’analyse (fonctions et dérivation), les suites et les probabilités reviennent le plus souvent. Miser sur des sujets probables est risqué : mieux vaut couvrir l’intégralité des notions pour aborder l’épreuve sereinement.
Le nouveau programme de 2026 est-il beaucoup plus difficile que l’ancien ?
Les notions restent très proches de celles du programme de 2019. Le changement porte surtout sur l’exigence renforcée en matière d’automatismes et de calcul mental. Si tu travailles régulièrement tes réflexes de calcul, tu abordes le reste du programme dans de bien meilleures conditions.