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Cette analyse s’appuie sur les résultats provisoires du premier groupe d’épreuves du baccalauréat (France hors agriculture), publiés par le ministère de l’Éducation nationale en juillet 2026. L’objectif : donner aux parents une lecture claire des taux de réussite du bac général et de la place de la spécialité Maths, académie par académie. À retenir : la réussite reste très élevée au niveau national, mais les écarts entre académies restent significatifs, et l’épreuve de spécialité Maths demeure l’une des plus discriminantes pour l’accès aux filières sélectives.
Le classement complet 2026
Le tableau ci-dessous classe les académies selon leur taux de réussite au baccalauréat général à l’issue du premier groupe d’épreuves (avant rattrapage), source dans laquelle la spécialité Maths pèse lourdement pour les candidats de la voie générale.
| Rang | Académie | Région | Réussite bac général (1er groupe) | Évolution vs 2025 |
|---|---|---|---|---|
| 1 | Rennes | Bretagne | 93,4 % | +0,3 pt |
| 2 | Nantes | Pays de la Loire | 92,7 % | +0,4 pt |
| 3 | Grenoble | Auvergne-Rhône-Alpes | 92,1 % | +0,2 pt |
| 4 | Clermont-Ferrand | Auvergne-Rhône-Alpes | 91,8 % | +0,5 pt |
| 5 | Strasbourg | Grand Est | 91,4 % | +0,1 pt |
| 6 | Lyon | Auvergne-Rhône-Alpes | 91,1 % | +0,3 pt |
| 7 | Bordeaux | Nouvelle-Aquitaine | 90,8 % | −0,1 pt |
| 8 | Paris | Île-de-France | 90,5 % | +0,2 pt |
| 9 | Toulouse | Occitanie | 90,2 % | +0,4 pt |
| 10 | Nancy-Metz | Grand Est | 90,0 % | +0,2 pt |
| 11 | Poitiers | Nouvelle-Aquitaine | 89,8 % | +0,1 pt |
| 12 | Dijon | Bourgogne-Franche-Comté | 89,6 % | +0,3 pt |
| 13 | Besançon | Bourgogne-Franche-Comté | 89,4 % | 0,0 pt |
| 14 | Orléans-Tours | Centre-Val de Loire | 89,1 % | +0,2 pt |
| 15 | Limoges | Nouvelle-Aquitaine | 88,9 % | −0,2 pt |
| 16 | Caen | Normandie | 88,7 % | +0,1 pt |
| 17 | Rouen | Normandie | 88,4 % | +0,3 pt |
| 18 | Montpellier | Occitanie | 88,1 % | −0,1 pt |
| 19 | Nice | Provence-Alpes-Côte d’Azur | 87,9 % | +0,2 pt |
| 20 | Reims | Grand Est | 87,6 % | 0,0 pt |
| 21 | Versailles | Île-de-France | 87,3 % | +0,4 pt |
| 22 | Aix-Marseille | Provence-Alpes-Côte d’Azur | 86,9 % | +0,1 pt |
| 23 | Lille | Hauts-de-France | 86,5 % | +0,2 pt |
| 24 | Créteil | Île-de-France | 85,8 % | +0,3 pt |
| 25 | Amiens | Hauts-de-France | 85,4 % | −0,1 pt |
| 26 | Corse | Corse | 84,9 % | +0,5 pt |
| 27 | La Réunion | Outre-mer | 83,7 % | +0,2 pt |
| 28 | Martinique | Outre-mer | 82,4 % | +0,3 pt |
| 29 | Guadeloupe | Outre-mer | 81,6 % | +0,1 pt |
| 30 | Guyane | Outre-mer | 76,3 % | +0,4 pt |
| 31 | Mayotte | Outre-mer | 72,1 % | +0,6 pt |
La moyenne nationale du premier groupe pour la voie générale se situe autour de 90,5 %, un niveau stable par rapport à 2025. Ce chiffre concerne l’ensemble du bac général : la spécialité Maths, choisie ou conservée par une large part des candidats de la voie générale, y contribue directement via son coefficient.
Top 10 commenté
1. Rennes. L’académie bretonne conserve sa position de tête, confirmée depuis plusieurs sessions. La densité du réseau d’établissements, un encadrement homogène et une forte culture de la préparation aux épreuves de spécialité expliquent ce résultat. C’est une académie où votre enfant trouvera un environnement scolaire particulièrement porteur en Maths.
2. Nantes. Très proche de Rennes, Nantes s’appuie sur un tissu de lycées performants et une bonne préparation aux attendus de l’épreuve écrite de spécialité. La progression de +0,4 point traduit une dynamique positive, notamment dans les établissements de centre-ville.
3. Grenoble. L’académie bénéficie d’une tradition scientifique forte, portée par la présence d’un pôle universitaire et d’ingénierie de premier plan. Les résultats en Maths y sont historiquement solides, ce qui en fait un terrain favorable pour les élèves visant les filières sélectives.
4. Clermont-Ferrand. Belle progression (+0,5 point) pour une académie qui combine effectifs maîtrisés et suivi individualisé. Le public y est majoritairement issu de zones où la scolarité reste très encadrée, ce qui favorise la réussite aux épreuves écrites.
5. Strasbourg. L’académie reste dans le haut du tableau grâce à une exigence disciplinaire reconnue. En Maths, les élèves sont souvent bien préparés au niveau d’abstraction attendu à l’écrit, un atout pour la suite en classe préparatoire.
6. Lyon. Grande académie aux profils contrastés, Lyon maintient un niveau élevé grâce à ses lycées de référence. C’est aussi un bassin qui alimente fortement les prépas scientifiques et commerciales, où l’épreuve de spécialité Maths joue un rôle de filtre.
7. Bordeaux. Léger tassement (−0,1 point) mais un niveau qui reste supérieur à la moyenne nationale. L’académie conjugue attractivité et diversité des parcours, avec des résultats en Maths très corrélés au type d’établissement.
8. Paris. L’académie parisienne présente une réussite au-dessus de la moyenne, mais surtout une proportion élevée de mentions et de très bons scores en spécialité Maths. C’est là que se concentrent de nombreux profils visant les concours les plus sélectifs.
9. Toulouse. Portée par un environnement scientifique et aéronautique, Toulouse progresse nettement (+0,4 point). Les élèves y bénéficient d’une culture des matières scientifiques qui se reflète dans les résultats de spécialité.
10. Nancy-Metz. L’académie ferme le top 10 avec un résultat solide et stable. Son maillage territorial équilibré permet une réussite homogène, y compris hors des grandes métropoles.
Méthodologie : comment ce classement est construit
Source. Les données proviennent des résultats provisoires du premier groupe d’épreuves du baccalauréat publiés par le ministère de l’Éducation nationale (France hors agriculture, session 2026). Il s’agit de chiffres provisoires, susceptibles d’être ajustés après consolidation.
Périmètre. Le classement porte sur la voie générale, celle qui concerne l’immense majorité des élèves suivant la spécialité Maths en terminale. Le taux affiché est le taux de réussite à l’issue du premier groupe, c’est-à-dire avant les épreuves de rattrapage (second groupe). Ce choix est volontaire : le premier groupe reflète le mieux la performance directe aux épreuves écrites, dont l’épreuve de spécialité.
Ce que ce classement mesure — et ce qu’il ne mesure pas. Un taux de réussite académique agrège des milliers de candidats aux profils très divers. Il ne dit rien, à lui seul, du niveau de difficulté d’accès aux mentions, ni de la performance spécifique en Maths d’un lycée donné. Pour l’orientation individuelle de votre enfant, c’est un indicateur de contexte, pas un verdict.
La place de la spécialité Maths dans la note. Chacune des deux spécialités conservées en terminale compte pour un coefficient élevé. Schématiquement, la note d’une épreuve de spécialité entre dans la moyenne finale selon :
\(\text{Moyenne finale} = \displaystyle\frac{\sum_i c_i \times n_i}{\sum_i c_i}\)où \(n_i\) est la note obtenue à l’épreuve \(i\) et \(c_i\) son coefficient. La spécialité Maths pesant fortement, une bonne note tire mécaniquement la moyenne vers le haut. Pour le détail du barème, consultez notre fiche dédiée au coefficient du bac Maths spécialité.
Évolution par rapport à l’an dernier
La photographie 2026 confirme une grande stabilité nationale : la moyenne du premier groupe reste proche de celle de 2025, sans rupture. La quasi-totalité des académies affichent des variations comprises entre −0,2 et +0,6 point, ce qui traduit un système en régime de croisière plutôt qu’un choc.
Les progressions notables. Mayotte (+0,6 point), Corse (+0,5 point) et Clermont-Ferrand (+0,5 point) signent les plus fortes hausses. Ces mouvements, sur des académies aux effectifs variés, restent à interpréter avec prudence : une hausse de quelques dixièmes peut refléter aussi bien un effet de cohorte qu’une amélioration structurelle.
Les légers reculs. Bordeaux, Limoges, Montpellier et Amiens enregistrent des baisses infimes (de −0,1 à −0,2 point). Rien d’alarmant : ces écarts sont dans l’épaisseur du trait statistique et n’indiquent pas de tendance de fond.
Le haut du tableau ne bouge presque pas. Rennes, Nantes et Grenoble occupent le podium comme les années précédentes. Cette régularité confirme qu’un environnement scolaire performant se construit dans la durée, et non d’une session à l’autre.
Ce que cela dit pour la spécialité Maths. La stabilité des taux de réussite ne doit pas masquer une réalité connue des professeurs : l’épreuve écrite de spécialité Maths reste exigeante et sélective sur les mentions. Réussir le bac est une chose ; obtenir la note qui fait la différence pour Parcoursup et les filières sélectives en est une autre. Le sujet 2026, décortiqué dans notre analyse du sujet et corrigé du bac Maths spécialité 2026, illustre bien ce niveau d’attente.
Notre regard d’expert : au-delà du classement
Chez Excellence Maths, nous invitons toujours les parents à lire ce type de classement pour ce qu’il est : un indicateur de contexte, utile mais partiel. Un taux de réussite de 90 % ou 93 % à l’échelle d’une académie ne prédit en rien le résultat individuel de votre enfant. Ce qui compte, c’est la trajectoire personnelle : la régularité du travail, la solidité des bases et la capacité à gérer une épreuve écrite longue et technique.
Trois limites à garder en tête. D’abord, le premier groupe ne reflète pas les mentions : deux académies au même taux de réussite peuvent avoir des distributions de notes très différentes. Ensuite, la moyenne académique masque de fortes disparités entre établissements d’un même territoire. Enfin, la spécialité Maths est particulière : la réussite « brute » est élevée, mais le niveau exigé pour viser 16, 18 ou 20 est un tout autre monde, celui qui prépare réellement aux classes préparatoires.
Le vrai enjeu : la note, pas seulement le diplôme. Pour un élève qui vise une prépa scientifique ou une école post-bac sélective, l’objectif n’est pas « avoir le bac » mais maximiser la note de spécialité Maths. C’est cette note qui pèse dans les dossiers et qui témoigne de la maturité mathématique. Les erreurs les plus coûteuses ne sont d’ailleurs pas les plus difficiles à corriger : nous les recensons dans notre fiche sur les erreurs fatales au bac Maths spécialité.
Notre conviction. Le meilleur « classement » pour votre enfant, c’est celui de sa propre progression. Une préparation ciblée sur les attendus de l’épreuve — rédaction rigoureuse, gestion du temps, maîtrise des chapitres à fort rendement — produit des gains bien plus décisifs que le choix d’une académie. C’est aussi pour cela qu’anticiper les sujets probables du bac Maths spécialité constitue un levier d’entraînement efficace dans les dernières semaines.
Comment choisir sa prépa : nos conseils par profil
Une fois le bac obtenu, la question de l’orientation devient centrale. Voici nos repères, selon le profil de votre enfant, pour prolonger une bonne performance en spécialité Maths.
Profil « viser le top 5 des prépas scientifiques ». Si votre enfant a obtenu une excellente note de spécialité Maths (17 et plus) et vise les classes préparatoires les plus cotées, privilégiez la solidité de la préparation en amont plutôt que le seul prestige d’un lycée. Une base théorique irréprochable, notamment en analyse et en algèbre, est déterminante pour tenir le rythme dès la première année.
Profil « viser une prépa solide et régulière ». Pour un élève au bon niveau (14 à 16) mais qui a besoin d’un cadre structurant, une prépa de proximité offrant un encadrement rapproché est souvent préférable à un établissement très sélectif où il risquerait de se retrouver dans le bas de classe. La progression compte davantage que le classement d’entrée.
Profil « internat et cadre de travail ». Si l’autonomie et l’organisation ne sont pas encore acquises, l’internat peut faire toute la différence. Un rythme cadré, des heures d’étude encadrées et la proximité avec les autres élèves compensent largement, en pratique, un léger écart de réputation entre établissements.
Profil « proximité et sérénité ». Toutes les familles ne souhaitent pas éloigner leur adolescent à 17 ans. Une bonne académie de proximité — et le tableau ci-dessus montre qu’elles sont nombreuses au-dessus de la moyenne nationale — permet une préparation de qualité tout en préservant l’équilibre personnel, un facteur trop souvent sous-estimé de la réussite.
Dans tous les cas. Le point commun de tous les profils qui réussissent, c’est une maîtrise réelle des fondamentaux de spécialité Maths acquise dès la terminale. C’est le socle sur lequel se construit tout le reste. Les parents peuvent accompagner leur enfant en veillant à la régularité du travail et en identifiant tôt les chapitres fragiles, plutôt qu’en misant sur un rattrapage de dernière minute.
En résumé : lisez ce classement comme une boussole de contexte, pas comme un oracle. La performance de votre enfant en Maths dépendra bien plus de sa préparation individuelle que de la moyenne de son académie.