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L’entrée en seconde s’accompagne d’une liste de fournitures qui réserve souvent une surprise de taille aux parents : l’achat d’une calculatrice graphique dont le prix oscille entre 60 et 90 €. Face aux rayons (ou aux pages web) qui alignent Casio Graph 35+E II, NumWorks et TI-83 Premium CE, le choix peut sembler technique. Ce guide a été conçu pour vous donner toutes les clés — fonctionnalités, conformité au mode examen, programmation Python, ergonomie et budget — afin que votre enfant dispose de l’outil idéal dès la rentrée. Vous y trouverez un comparatif objectif, les pièges à éviter et des conseils pratiques tirés de notre expérience auprès de centaines de lycéens.
Comprendre les critères d’une calculatrice lycée : les fondamentaux
Au collège, une calculatrice scientifique type Casio fx-92 suffisait largement. Au lycée, le programme de maths change radicalement : votre enfant va travailler sur les fonctions en seconde, tracer des courbes, résoudre des équations du second degré, manipuler des statistiques et — nouveauté majeure depuis la réforme — programmer en Python. Une simple calculatrice scientifique ne permet rien de tout cela.
Calculatrice scientifique vs. calculatrice graphique
La distinction est fondamentale. Une calculatrice scientifique (10-25 €) gère les opérations, les fonctions trigonométriques, les puissances, mais ne dispose ni d’écran graphique ni de mémoire programmable. Une calculatrice graphique (60-90 €) offre un écran plus grand (parfois couleur), la possibilité de tracer des fonctions, de stocker des programmes et, pour les modèles récents, d’exécuter du code Python. C’est cette seconde catégorie qui est demandée au lycée.
Le mode examen : une obligation légale
Mode examen : depuis la session 2020 du baccalauréat, toute calculatrice disposant d’une mémoire doit pouvoir être basculée en mode examen. Ce mode, signalé par un voyant clignotant, bloque temporairement l’accès à la mémoire utilisateur (programmes, notes stockées). Il est obligatoire lors des épreuves officielles (bac, E3C, concours).
Si vous achetez un modèle d’occasion ou ancien, vérifiez impérativement qu’il possède le mode examen. Les calculatrices antérieures à 2018 en sont souvent dépourvues. Un modèle non conforme sera refusé le jour de l’épreuve — une situation stressante que nous avons malheureusement observée chez certains élèves.
Les trois grandes marques en France
Le marché français de la calculatrice lycée est dominé par trois acteurs :
- Casio : leader historique, très présent dans les listes de fournitures. Modèles phares : Graph 35+E II et Graph 90+E.
- Texas Instruments (TI) : référence mondiale, populaire en prépa. Modèle phare : TI-83 Premium CE Edition Python.
- NumWorks : la marque française née en 2017, qui a conquis une part de marché impressionnante grâce à son ergonomie moderne. Modèle unique : la NumWorks N0120.
Comparatif Détaillé : Casio, NumWorks et TI-83
Voici le cœur de ce guide : une comparaison point par point des trois modèles les plus vendus pour le lycée en 2026. Nous avons manipulé chacun d’entre eux avec nos élèves et recueilli leurs retours au fil des années.
| Critère | Casio Graph 35+E II ↓ | NumWorks N0120 ↓ | TI-83 Premium CE Python ↓ |
|---|---|---|---|
| Prix indicatif | ≈ 65-75 € | ≈ 80 € | ≈ 80-90 € |
| Écran | Monochrome, 8 lignes | Couleur, haute résolution | Couleur, bonne résolution |
| Mode examen | Oui ✓ | Oui ✓ | Oui ✓ |
| Python intégré | Oui (MicroPython) | Oui (MicroPython) | Oui (CircuitPython) |
| Alimentation | 4 piles AAA | Batterie rechargeable USB-C | Batterie rechargeable USB |
| Poids | ≈ 205 g | ≈ 166 g | ≈ 182 g |
| Prise en main | Classique, menus hiérarchiques | Très intuitive, menus visuels | Intermédiaire, riche en options |
| Durée des piles/batterie | Excellente (1 à 2 ans) | Bonne (recharge fréquente) | Bonne (recharge régulière) |
| Tableur intégré | Oui | Non | Oui |
| Mises à jour logicielles | Rares | Régulières (firmware ouvert) | Occasionnelles |
Casio Graph 35+E II : le choix sûr et économique
C’est le modèle le plus recommandé dans les listes officielles des lycées. Son écran monochrome peut sembler austère face à la concurrence, mais il présente un avantage majeur : une autonomie exceptionnelle grâce à ses quatre piles AAA. Votre enfant ne sera jamais pris au dépourvu par une batterie à plat avant un contrôle. La navigation par menus numérotés est un peu ancienne, mais les élèves s’y habituent vite. Le Python est fonctionnel, bien que l’éditeur soit limité par la taille de l’écran. En résumé : fiable, abordable, éprouvé.
Casio propose aussi la Graph 90+E (≈ 85 €), dotée d’un écran couleur et d’un Python plus confortable. C’est une option pertinente si votre enfant envisage la spécialité maths en première, car l’écran facilite grandement la lecture des courbes — un vrai plus quand on étudie les taux de variation ou le sinus, cosinus et tangente.
NumWorks N0120 : l’interface la plus moderne
NumWorks a révolutionné le marché en proposant une interface inspirée des smartphones. L’écran couleur haute résolution est un plaisir visuel, et la navigation par icônes rend la machine immédiatement accessible, même pour un élève qui n’a jamais touché une calculatrice graphique. L’application « Probabilités » intégrée est particulièrement bien pensée pour travailler les exercices de probabilités en seconde.
Autre atout : le firmware est open source, et NumWorks publie régulièrement des mises à jour qui ajoutent de nouvelles fonctionnalités. La batterie rechargeable en USB-C est pratique au quotidien, mais attention : elle constitue aussi le principal point faible (nous y reviendrons dans la section « pièges »). Le Python est excellent, avec un éditeur confortable et un module graphique (matplotlib simplifié) qui séduit les enseignants.
Astuce : NumWorks propose un émulateur en ligne gratuit sur son site. Avant l’achat, laissez votre enfant le tester pendant quelques minutes pour vérifier que l’ergonomie lui convient. TI et Casio proposent des émulateurs similaires.
TI-83 Premium CE Edition Python : le passeport pour la prépa
La TI-83 Premium CE est le modèle le plus utilisé en classes préparatoires et dans l’enseignement supérieur scientifique. Si votre enfant envisage une CPGE (MPSI, PCSI, BCPST…), investir dans une TI dès la seconde lui évitera de devoir changer de machine en fin de terminale. L’écran couleur est agréable, les fonctions statistiques sont complètes, et la bibliothèque de programmes disponibles en ligne est immense.
En revanche, l’interface est moins intuitive que celle de NumWorks et le prix est le plus élevé des trois. L’éditeur Python est fonctionnel mais un peu moins fluide que celui de NumWorks. La TI-82 Advanced Edition Python (≈ 65 €) constitue une alternative économique, avec des fonctionnalités légèrement réduites mais suffisantes pour le lycée.
Python et Programmation : un Critère Devenu Incontournable
Depuis la réforme du lycée, la programmation en Python fait partie intégrante du programme de maths, de la seconde à la terminale. Votre enfant sera amené à écrire des scripts pour simuler des expériences aléatoires, calculer des termes de suites, ou encore tracer des courbes. La calculatrice doit donc permettre de saisir et d’exécuter du code Python confortablement.
Pourquoi la qualité de l’éditeur Python compte
En pratique, programmer sur une calculatrice n’est jamais aussi confortable que sur un ordinateur. Mais les différences entre les trois marques sont significatives :
- NumWorks : le meilleur éditeur du lot. L’écran couleur affiche clairement l’indentation, la coloration syntaxique est présente, et la saisie est relativement fluide. Les modules
math,random,matplotlib.pyplot(simplifié) etturtlesont disponibles. - TI-83 Premium CE : éditeur correct, coloration syntaxique, mais mémoire Python limitée. Les modules de base sont présents. L’autocomplétion est un plus appréciable.
- Casio Graph 35+E II : éditeur fonctionnel mais plus austère sur l’écran monochrome. La saisie de code est plus lente. La Graph 90+E améliore nettement l’expérience grâce à l’écran couleur.
Ce que votre enfant fera concrètement en Python au lycée
Voici des exemples typiques tirés du programme officiel :
- Seconde : écrire une fonction qui calcule le taux de variation d’une fonction entre deux points, simuler un lancer de dé, tester si un nombre est premier.
- Première (spécialité maths) : programmer le calcul d’un terme de suite par récurrence, tracer la dérivée d’une fonction, simuler une loi binomiale.
- Terminale (spécialité maths) : approcher une intégrale par la méthode des rectangles, simuler une marche aléatoire, résoudre une équation par dichotomie.
Attention : lors des épreuves du baccalauréat, les programmes Python stockés en mémoire sont effacés par le mode examen. Votre enfant doit donc être capable de réécrire un script de base sans aide. La calculatrice est un outil d’entraînement, pas une antisèche.
Budget, Durabilité et Critères Pratiques
Au-delà des fonctionnalités, des considérations très concrètes doivent guider votre choix. Une calculatrice de lycée doit servir pendant trois ans minimum — et potentiellement plus si votre enfant poursuit en prépa ou à l’université.
Le budget réel
Les prix des calculatrices graphiques varient entre 60 et 90 € pour un modèle neuf. Voici comment optimiser la dépense :
- Rentrée scolaire (août-septembre) : les grandes surfaces et les sites marchands proposent des remises de 10 à 20 %. C’est le meilleur moment pour acheter.
- Occasion : un modèle d’occasion en bon état peut se trouver entre 30 et 50 €. Vérifiez impérativement la présence du mode examen et l’état de l’écran. La NumWorks d’occasion est souvent un bon plan car les mises à jour firmware restent disponibles gratuitement.
- Aides possibles : certaines régions offrent une aide à l’équipement scolaire qui couvre tout ou partie du coût. Renseignez-vous auprès du lycée ou de votre conseil régional.
Piles ou batterie rechargeable ?
C’est un vrai sujet de débat chez nos élèves :
| Critère | Piles AAA (Casio Graph 35+E II) | Batterie rechargeable (NumWorks, TI-83 CE) |
|---|---|---|
| Autonomie | 1 à 2 ans d’utilisation normale | 2 à 4 semaines selon utilisation |
| Risque de panne sèche | Très faible (piles de secours faciles) | Modéré (oubli de recharge) |
| Coût à long terme | Quelques euros de piles par an | Aucun coût supplémentaire |
| Impact environnemental | Piles à recycler | Plus écologique |
| Poids | Légèrement plus lourd | Plus léger |
Notre conseil : si votre enfant a tendance à oublier de recharger ses appareils, la Casio Graph 35+E II à piles est un choix pragmatique. En revanche, si votre enfant est organisé et branche régulièrement ses appareils, la batterie rechargeable de NumWorks ou TI est très pratique.
Robustesse et durée de vie
Les trois marques proposent des machines robustes, conçues pour résister à la vie dans un sac à dos de lycéen. Quelques points d’attention :
- La Casio Graph 35+E II bénéficie d’un capot coulissant solide qui protège efficacement le clavier.
- La NumWorks est fine et légère, mais le dos est vissé (pas de couvercle à perdre). En revanche, l’écran est plus exposé — une housse de protection est recommandée.
- La TI-83 Premium CE est livrée avec un couvercle rigide qui se clipse bien. La machine est solide.
Les Pièges Classiques et Comment les Éviter
Après des années d’accompagnement de lycéens, voici les erreurs que nous observons le plus fréquemment — et comment vous pouvez les anticiper.
Piège n°1 : acheter une calculatrice sans mode examen. Les anciens modèles (Casio Graph 35+E première version, TI-82 Stats.fr) n’ont pas le mode examen. Ils seront refusés aux épreuves. Vérifiez toujours la mention « mode examen » sur l’emballage ou la fiche produit.
Piège n°2 : confondre calculatrice scientifique et graphique. Certains parents, de bonne foi, achètent une Casio fx-92 Spéciale Collège+ en pensant qu’elle suffira. Or, dès la seconde, les enseignants demandent de tracer des courbes et de programmer. La fx-92 ne le permet pas. Inversement, inutile d’acheter un modèle graphique pour le collège : c’est de l’argent dépensé trop tôt.
Piège n°3 : la batterie à plat le jour du contrôle. C’est l’un des incidents les plus courants chez les utilisateurs de NumWorks et TI. La veille d’un examen, assurez-vous que la calculatrice est chargée. Mieux encore, habituez votre enfant à la brancher chaque dimanche soir, comme un rituel.
Piège n°4 : ne pas activer le mode examen avant l’épreuve. Le mode examen doit être activé avant l’entrée dans la salle d’examen. La manipulation diffère selon les marques. Faites-la pratiquer à votre enfant au moins une fois avant le jour J. Sur Casio, c’est une combinaison de touches au démarrage. Sur NumWorks, c’est dans les paramètres. Sur TI, c’est via le menu « Mémoire ».
Piège n°5 : acheter un modèle que l’enseignant ne connaît pas. En pratique, l’enseignant de maths explique les manipulations sur le modèle qu’il utilise (souvent Casio ou NumWorks). Si votre enfant a un modèle différent, il devra se débrouiller seul pour retrouver les équivalences. Renseignez-vous auprès du professeur ou du lycée sur le modèle recommandé.
Notre conseil : si le lycée ne recommande pas de modèle précis, optez pour celui que les camarades de classe ont majoritairement. Cela facilite l’entraide en cours et en DS.
Cas Particuliers et Situations Spécifiques
Votre enfant entre en seconde professionnelle
En lycée professionnel, les besoins en maths sont différents. Une calculatrice graphique reste souvent demandée, mais les fonctionnalités avancées (Python, tracé de courbes complexes) sont moins sollicitées. La Casio Graph 25+E II (≈ 55 €), modèle simplifié sans Python, peut suffire. Vérifiez tout de même la liste de fournitures de l’établissement.
Votre enfant est déjà en première ou terminale
S’il utilise déjà un modèle avec mode examen et Python, inutile de changer. En revanche, si sa calculatrice date d’avant 2018, le remplacement est impératif avant les épreuves du bac. Pour les élèves en spécialité maths qui travaillent sur les fonctions et les suites, un écran couleur (Graph 90+E, NumWorks ou TI-83 CE) offre un réel confort.
Votre enfant vise une classe préparatoire
En CPGE scientifique (MPSI, PCSI, MP, PC…), la TI-83 Premium CE reste la référence la plus utilisée par les enseignants de prépa. En prépa commerciale (ECG) pour viser HEC, ESSEC ou ESCP, la calculatrice est interdite aux concours BCE et ECRICOME — mais utile pour l’entraînement. Investir dans une TI dès la seconde offre une continuité appréciable.
Votre enfant a des besoins spécifiques (dys, TDAH)
L’interface épurée et visuelle de la NumWorks est souvent plébiscitée par les élèves dyslexiques ou TDAH. L’absence de sous-menus complexes réduit la charge cognitive. L’écran couleur avec des contrastes marqués facilite la lecture. C’est un critère à prendre en compte si votre enfant bénéficie d’aménagements.
Notre Verdict : Quelle Calculatrice Choisir Selon le Profil
Il n’existe pas de « meilleure calculatrice lycée » universelle. Le bon choix dépend du profil de votre enfant :
| Profil de l’élève | Modèle recommandé | Raison principale |
|---|---|---|
| Budget serré, fiabilité maximale | Casio Graph 35+E II | Prix bas, autonomie piles imbattable |
| Confort d’utilisation, interface moderne | NumWorks N0120 | Prise en main immédiate, écran couleur, Python excellent |
| Prépa scientifique envisagée | TI-83 Premium CE Python | Standard en CPGE, investissement longue durée |
| Écran couleur + budget maîtrisé | Casio Graph 90+E | Bon compromis couleur/prix, Python confortable |
| Alternative économique TI | TI-82 Advanced Edition Python | Univers TI à moindre coût |
Dans tous les cas, les trois marques proposent des machines parfaitement conformes au programme du lycée et au mode examen. Votre enfant réussira ses maths grâce à son travail et sa compréhension des concepts, pas grâce à la marque de sa calculatrice. L’essentiel est qu’il maîtrise son outil — quel qu’il soit.
Pour Aller Plus Loin
La calculatrice n’est qu’un outil au service de la compréhension mathématique. Pour aider votre enfant à prendre un bon départ en seconde, voici nos ressources les plus utiles :
- Les fonctions en seconde : le cours complet pour maîtriser les notions fondamentales que la calculatrice permettra d’explorer graphiquement.
- Taux de variation : une notion clé de seconde, idéale pour s’entraîner à utiliser la calculatrice sur des problèmes concrets.
- Exercices de probabilités en seconde : parfaits pour découvrir les fonctions statistiques de la calculatrice.
- Équation du second degré : votre enfant apprendra à les résoudre à la main… et à vérifier ses résultats avec la calculatrice.
Enfin, n’hésitez pas à faire manipuler la calculatrice à votre enfant dès la rentrée, et pas uniquement lors des devoirs. Plus il sera familier avec les menus et les fonctions, plus il gagnera en rapidité et en confiance lors des contrôles.
Quelle calculatrice est la plus utilisée au lycée en 2026 ?
La Casio Graph 35+E II reste le modèle le plus répandu dans les lycées français, mais NumWorks a fortement progressé ces dernières années grâce à son interface intuitive. Le choix dépend souvent de la recommandation de l’établissement.
La calculatrice NumWorks est-elle autorisée au bac ?
Oui, la NumWorks N0120 dispose du mode examen et est parfaitement autorisée aux épreuves du baccalauréat, des E3C et de tous les examens officiels de l’Éducation nationale.
Faut-il une calculatrice avec Python pour le lycée ?
Oui. Depuis la réforme du lycée, le Python fait partie du programme de maths dès la seconde. Tous les modèles graphiques récents (Casio Graph 35+E II, NumWorks, TI-83 Premium CE) intègrent un éditeur Python.
Peut-on utiliser une calculatrice de lycée pour la prépa ?
Oui, les calculatrices graphiques utilisées au lycée conviennent en classes préparatoires. La TI-83 Premium CE est la plus courante en CPGE scientifique. En prépa ECG, la calculatrice est interdite aux concours mais utile pour l’entraînement.
Combien coûte une bonne calculatrice pour le lycée ?
Comptez entre 60 et 90 € pour un modèle neuf avec mode examen et Python. La Casio Graph 35+E II est la plus abordable (≈ 65-75 €), la TI-83 Premium CE la plus chère (≈ 80-90 €). Des remises significatives sont disponibles à la rentrée.