Tu dois calculer la somme des termes d’une suite géométrique et tu ne sais plus quelle formule utiliser ? Cette page t’explique tout : les formules (cas \(q \neq 1\) et \(q = 1\)), la méthode pour compter les termes sans erreur, et 7 exemples corrigés progressifs. Niveau : Première et Terminale (section bonus pour la prépa).

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Formule à retenir — somme d’une suite géométrique

Pour une suite géométrique \((u_n)\) de raison \(q\) et de premier terme \(u_0\), on note \(S_n = u_0 + u_1 + \cdots + u_n\) la somme des \(n+1\) premiers termes.

Si \(q \ne 1\) :

\(\displaystyle S_n = u_0 \, \frac{1 – q^{n+1}}{1 – q}\)

Cas particulier \(q = 1\) : tous les termes valent \(u_0\), donc \(S_n = (n+1) \, u_0\).

Démonstration, variantes (\(u_m\) à \(u_n\), notation \(\sum\)), exemples type Bac et pièges : tout est détaillé plus bas.

Variantes d’écriture fréquentes : « somme geometrique » (sans accent), « série géométrique » (cas infini), « formule somme suite geo » — elles renvoient toutes à la formule ci-dessus.

Graphique montrant la convergence de Sn vers 2 pour une suite geometrique de premier terme 1 et raison 0,5
Quand \(|q|\) < 1, la somme \(S_n\) converge vers \(\frac{1}{1-q}\) (ici \(u_0 = 1\), \(q = 0{,}5\), limite = 2).

Formule de la somme d’une suite géométrique

Avant d’appliquer les formules, un rappel rapide des notations.

Prérequis : notation, indices, raison

Rappel — Suite géométrique

La suite \((u_n)\) est géométrique de raison \(q\) si \(u_{n+1} = q \, u_n\).

  • Si le premier terme est \(u_0\) : \(u_n = u_0 \, q^n\)
  • Si le premier terme est \(u_1\) : \(u_n = u_1 \, q^{n-1}\)

Dans cette page, on note le total \(S_n\). Attention : selon les auteurs, \(S_n\) peut désigner \(u_0 + \cdots + u_n\) (donc \(n+1\) termes) ou \(u_1 + \cdots + u_n\) (donc \(n\) termes). On clarifie systématiquement.

Schema pedagogique de la somme Sn = u0 + u1 + ... + un avec accolade montrant n+1 termes
La somme de \(u_0\) à \(u_n\) contient bien \(n+1\) termes : c’est le piège classique.

Tableau récapitulatif : toutes les formules

Formules de la somme d'une suite géométrique
Somme Formule (\(q \neq 1\)) Formule (\(q = 1\)) Nombre de termes
\(1 + q + q^2 + \cdots + q^n\) \(\displaystyle\frac{1 – q^{n+1}}{1 – q}\) \(n + 1\) \(n + 1\)
\(u_0 + u_1 + \cdots + u_n\) \(u_0 \displaystyle\frac{1 – q^{n+1}}{1 – q}\) \((n+1) \, u_0\) \(n + 1\)
\(u_1 + u_2 + \cdots + u_n\) \(u_1 \displaystyle\frac{1 – q^{n}}{1 – q}\) \(n \, u_1\) \(n\)
\(u_m + u_{m+1} + \cdots + u_n\) \(u_m \displaystyle\frac{1 – q^{n-m+1}}{1 – q}\) \((n – m + 1) \, u_m\) \(n – m + 1\)

Réflexe obligatoire : avant de calculer, écris toujours « combien de termes ? ». De \(0\) à \(n\) : \(n+1\) termes. De \(m\) à \(n\) : \(n – m + 1\) termes. C’est l’erreur n°1 en contrôle.

La somme géométrique de base : \(1 + q + q^2 + \cdots + q^n\)

C’est la brique fondamentale. Une fois ce résultat maîtrisé, tous les calculs « à indices » se ramènent à une factorisation simple.

Résultat (à connaître par cœur)

Si \(q \neq 1\) :

\(1 + q + q^2 + \cdots + q^n = \displaystyle\frac{1 – q^{n+1}}{1 – q}\)

Écriture équivalente : \(\displaystyle\frac{q^{n+1} – 1}{q – 1}\) (parfois plus pratique selon les signes).

Exemple rapide — Calculer \(S = 1 + 2 + 2^2 + 2^3 + 2^4 + 2^5\).

Ici \(q = 2\) et \(n = 5\). On applique directement :

\(S = \displaystyle\frac{1 – 2^{6}}{1 – 2} = \displaystyle\frac{1 – 64}{-1} = 63\)


Exemples corrigés pas à pas

Voici 7 exemples progressifs, du calcul direct au sujet type Bac. Chacun détaille la démarche complète.

Exemple 1 — Somme de \(u_0\) à \(u_n\)

Suite géométrique de premier terme \(u_0 = 3\) et de raison \(q = \displaystyle\frac{1}{2}\). Calculer \(S_6 = u_0 + u_1 + \cdots + u_6\).

Solution. On somme de \(0\) à \(6\), donc \(n + 1 = 7\) termes.

\(S_6 = u_0 \displaystyle\frac{1 – q^{7}}{1 – q} = 3 \cdot \displaystyle\frac{1 – \left(\displaystyle\frac{1}{2}\right)^{7}}{1 – \displaystyle\frac{1}{2}}\)
\(S_6 = 3 \cdot 2 \left(1 – \displaystyle\frac{1}{128}\right) = 6 \cdot \displaystyle\frac{127}{128} = \displaystyle\frac{381}{64}\)

Exemple 2 — Somme entre deux indices \(u_m + \cdots + u_n\)

On connaît \(u_2 = 9\) et \(q = 3\). Calculer \(u_2 + u_3 + \cdots + u_7\).

Solution. Factorisation par \(u_2\).

\(u_2 + u_3 + \cdots + u_7 = u_2 (1 + 3 + 3^2 + 3^3 + 3^4 + 3^5)\)

Il y a \(7 – 2 + 1 = 6\) termes, donc l’exposant final est \(6\).

\(u_2 \displaystyle\frac{1 – 3^{6}}{1 – 3} = 9 \cdot \displaystyle\frac{1 – 729}{-2} = 9 \cdot 364 = 3\,276\)

Exemple 3 — Variante « départ à \(u_1\) »

On a \(u_1 = 5\), \(q = 2\). Calculer \(u_1 + u_2 + \cdots + u_8\).

Solution. On somme \(8\) termes (de \(1\) à \(8\) inclus).

\(u_1 + u_2 + \cdots + u_8 = u_1 \displaystyle\frac{1 – q^{8}}{1 – q} = 5 \cdot \displaystyle\frac{1 – 2^8}{1 – 2} = 5(2^8 – 1) = 5 \cdot 255 = 1\,275\)

Exemple 4 — Trouver \(n\), puis calculer la somme

Suite géométrique avec \(u_0 = 4\) et \(q = 2\). On sait que \(u_n = 1\,024\). Calculer \(S_n = u_0 + \cdots + u_n\).

Solution. D’abord, on trouve \(n\) :

\(1\,024 = 4 \cdot 2^n \Rightarrow 2^n = 256 = 2^8 \Rightarrow n = 8\)

Ensuite :

\(S_8 = u_0 \displaystyle\frac{1 – q^{9}}{1 – q} = 4 \cdot \displaystyle\frac{1 – 2^9}{1 – 2} = 4(2^9 – 1) = 4 \cdot 511 = 2\,044\)

Exemple 5 — Raison négative : attention aux signes

\(u_0 = 1\), \(q = -2\). Calculer \(S_4 = u_0 + u_1 + u_2 + u_3 + u_4\).

Solution. La formule reste valable pour tout \(q \neq 1\) :

\(S_4 = u_0 \displaystyle\frac{1 – q^{5}}{1 – q} = 1 \cdot \displaystyle\frac{1 – (-2)^5}{1 – (-2)} = \displaystyle\frac{1 – (-32)}{3} = \displaystyle\frac{33}{3} = 11\)

Exemple 6 — Type Bac : somme + rédaction complète

On définit \((u_n)\) par \(u_0 = 3\) et \(u_{n+1} = 1{,}2 \, u_n\). Calculer \(S_{10} = u_0 + u_1 + \cdots + u_{10}\).

Solution. La relation \(u_{n+1} = q \, u_n\) montre que la suite est géométrique de raison \(q = 1{,}2\).

\(S_{10} = u_0 \displaystyle\frac{1 – q^{11}}{1 – q} = 3 \cdot \displaystyle\frac{1 – 1{,}2^{11}}{1 – 1{,}2}\)

(On peut laisser la valeur sous cette forme exacte, puis donner une approximation à la calculatrice si l’énoncé le demande.)


Calculer la somme de \(u_0\) à \(u_n\)

On passe maintenant au détail de la méthode pour les deux écritures les plus fréquentes en énoncé. L’astuce : factoriser par le premier terme effectivement sommé.

Écriture 1 : de \(u_0\) à \(u_n\) (\(n+1\) termes)

Somme de \(u_0\) à \(u_n\)

Si \(q \neq 1\) : \(S_n = u_0 + u_1 + \cdots + u_n = u_0 \displaystyle\frac{1 – q^{n+1}}{1 – q}\)

Si \(q = 1\) : \(S_n = (n+1) \, u_0\)

Écriture 2 : de \(u_1\) à \(u_n\) (variante fréquente)

Si l’énoncé donne \(u_1\) comme premier terme et que l’on somme \(u_1 + \cdots + u_n\), il y a \(n\) termes :

Si \(q \neq 1\) : \(u_1 + u_2 + \cdots + u_n = u_1 \displaystyle\frac{1 – q^{n}}{1 – q}\)

Lien avec la notation \(\sum\)

  • \(u_0 + u_1 + \cdots + u_n = \sum_{k=0}^{n} u_k\)
  • \(u_1 + u_2 + \cdots + u_n = \sum_{k=1}^{n} u_k\)

Calculer la somme de \(u_m\) à \(u_n\)

C’est le cas qui piège le plus : on ne somme plus « depuis le début ». La clé, encore une fois : factoriser et compter le nombre de termes.

Formule générale

Somme de \(u_m\) à \(u_n\) (si \(q \neq 1\))

\(u_m + u_{m+1} + \cdots + u_n = u_m \displaystyle\frac{1 – q^{n-m+1}}{1 – q}\)

Nombre de termes : \(n – m + 1\).

Méthode 1 : factorisation par \(u_m\) (la plus propre)

On écrit \(u_{m+k} = u_m \, q^k\), donc :

\(u_m + u_{m+1} + \cdots + u_n = u_m (1 + q + q^2 + \cdots + q^{n-m})\)

Puis on applique la formule de base avec \(n – m\) à la place de \(n\).

Méthode 2 : différence de deux sommes \(S_n – S_{m-1}\)

Si \(S_n = \sum_{k=0}^{n} u_k\), alors :

\(\sum_{k=m}^{n} u_k = S_n – S_{m-1}\)

Cette méthode est pratique quand tu as déjà calculé un total depuis \(u_0\) et que l’exercice demande ensuite une somme partielle à partir de \(u_m\).


Éviter les 4 erreurs classiques

Les 4 pièges qui font perdre des points (et comment les éviter)

  • Piège n°1 : confondre \(n\) et \(n+1\). De \(u_0\) à \(u_n\) : \(n+1\) termes. De \(u_1\) à \(u_n\) : \(n\) termes.
  • Piège n°2 : le premier terme de la somme. La formule doit être factorisée par le premier terme effectivement sommé : \(u_0\), \(u_1\) ou \(u_m\).
  • Piège n°3 : somme de \(m\) à \(n\) → le « +1 » est obligatoire. Le nombre de termes est \(n – m + 1\), donc l’exposant dans la formule est \(n – m + 1\).
  • Piège n°4 : oublier le cas \(q = 1\). Dans ce cas, ce n’est plus une « somme géométrique » : tous les termes sont égaux.

Ne confonds pas non plus la raison \(q\) d’une suite géométrique avec la raison \(r\) d’une suite arithmétique : multiplication vs addition.


Trouver le nombre de termes

Dans beaucoup de sujets, on ne te donne pas directement \(n\). On te donne une valeur \(u_n\), puis on demande un total.

Retrouver \(n\) via \(u_n = u_0 \, q^n\)

On isole \(q^n\) :

\(q^n = \displaystyle\frac{u_n}{u_0}\)

Quand \(q\) > \(0\), on peut passer au logarithme :

\(n = \displaystyle\frac{\ln\left(\displaystyle\frac{u_n}{u_0}\right)}{\ln(q)}\)

Point méthode : dans un exercice, \(n\) est un entier. Si le calcul donne un résultat non entier, c’est un signal d’alerte : vérifie les indices et les données de l’énoncé.

Nombre de termes entre \(u_m\) et \(u_n\)

Entre \(m\) et \(n\) inclus, le nombre de termes vaut \(N = n – m + 1\). C’est ce \(N\) qui apparaît dans \(1 – q^N\).


Démontrer la formule de la somme

La méthode \(qS – S\) est la démonstration la plus rapide et celle attendue au Bac. Si tu veux comprendre pourquoi la formule fonctionne, déplie la preuve ci-dessous.

Voir la démonstration (méthode \(qS – S\))

Étape 1. Écrire \(S\) et \(qS\) :

\(S = 1 + q + q^2 + \cdots + q^n\)
\(qS = q + q^2 + \cdots + q^{n+1}\)

Étape 2. Soustraire :

\(qS – S = q^{n+1} – 1\)

Étape 3. Factoriser et conclure :

\(S(q – 1) = q^{n+1} – 1\)

Donc \(S = \displaystyle\frac{q^{n+1} – 1}{q – 1}\), et en multipliant numérateur et dénominateur par \(-1\) : \(S = \displaystyle\frac{1 – q^{n+1}}{1 – q}\).

On peut aussi établir cette égalité par récurrence, mais la méthode \(qS – S\) est la plus rapide en une ligne sur une copie. C’est celle qui est attendue au Bac.

Cas particulier \(q = 1\) : tous les termes valent 1, donc \(S = 1 + 1 + \cdots + 1 = n + 1\).


Appliquer la formule : intérêts composés et versements

Les sommes de suites géométriques apparaissent naturellement en finance (capitalisation, versements réguliers). C’est un terrain idéal pour donner du sens aux formules.

Problème 1 — Capital qui se multiplie à chaque période

Un capital de départ vaut \(C_0 = 1\,000\) euros et augmente de \(5\%\) chaque année. Alors \(C_n = C_0 \cdot 1{,}05^n\).

Remarque : ici, on calcule une valeur \(C_n\), pas une somme. Les sommes interviennent quand on cumule des versements.

Problème 2 — Versements réguliers + capitalisation

Tu verses \(200\) euros à la fin de chaque année, pendant \(10\) ans. Le placement rapporte \(5\%\) par an (raison \(q = 1{,}05\)). Quel capital possèdes-tu juste après le 10ᵉ versement ?

Solution guidée. Le 1ᵉʳ versement capitalise \(9\) ans, le 2ᵉ \(8\) ans, …, le 10ᵉ \(0\) an.

Capital \(= 200 (1{,}05^9 + 1{,}05^8 + \cdots + 1{,}05^0)\)

On reconnaît une somme géométrique de base avec \(n = 9\) :

Capital \(= 200 \cdot \displaystyle\frac{1 – 1{,}05^{10}}{1 – 1{,}05}\)

(Puis on calcule à la calculatrice si l’énoncé demande une valeur numérique.)


Calculer une somme infinie (série géométrique)

On rencontre parfois (en approfondissement ou en prépa) la somme infinie : \(1 + q + q^2 + \cdots\). Elle n’a une valeur finie que si les termes deviennent très petits, c’est-à-dire si \(|q|\) < \(1\).

Condition de convergence et formule

Somme infinie (série géométrique convergente)

Si \(|q|\) < \(1\), alors :

\(1 + q + q^2 + \cdots = \displaystyle\frac{1}{1 – q}\)

Plus généralement : \(u_0 + u_1 + u_2 + \cdots = \displaystyle\frac{u_0}{1 – q}\) si \((u_n)\) est géométrique et \(|q|\) < \(1\).

Exemple rapide

\(1 + \displaystyle\frac{1}{2} + \displaystyle\frac{1}{4} + \displaystyle\frac{1}{8} + \cdots\) est une série géométrique avec \(q = \displaystyle\frac{1}{2}\), donc :

\(\displaystyle\frac{1}{1 – \displaystyle\frac{1}{2}} = 2\)

Somme finie vs somme infinie
Type Condition Formule
Somme finie (\(n+1\) termes) \(q \neq 1\) \(\displaystyle\frac{1 – q^{n+1}}{1 – q}\)
Somme infinie (série convergente) \(|q|\) < \(1\) \(\displaystyle\frac{1}{1 – q}\)

On retrouve aussi cette idée pour calculer l’aire d’une figure construite par découpages successifs : on somme des contributions de plus en plus petites.

Lycée vs prépa : au lycée, la somme infinie est souvent un bonus ou une ouverture. En prépa (MPSI, PCSI…), elle devient centrale via les séries numériques.


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Exercices corrigés — Suites géométriques (PDF)

Séries d’exercices progressifs avec corrections détaillées. Raison, terme général, somme et applications.

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Format A4, idéal pour réviser sur papier.


Questions fréquentes


Quelle est la formule de la somme d'une suite géométrique ?

Si tu sommes \(S_n = u_0 + u_1 + \cdots + u_n\) et si \(q \neq 1\), alors : \(S_n = u_0 \displaystyle\frac{1 – q^{n+1}}{1 – q}\). Le point clé est le \(n + 1\) à l’exposant (nombre de termes).

Comment calculer la somme d'une suite géométrique ?

Trois étapes : (1) identifier le premier terme sommé et la raison \(q\), (2) compter le nombre de termes (de \(0\) à \(n\) → \(n+1\) termes), (3) appliquer la formule \(\text{premier terme} \times \displaystyle\frac{1 – q^{\text{nb termes}}}{1 – q}\). Pense toujours à vérifier que \(q \neq 1\) avant d’appliquer.

Comment éviter l'erreur n vs n+1 ?

Écris d’abord la somme en toutes lettres (par exemple \(u_0 + u_1 + \cdots + u_n\)), puis compte les termes. De \(0\) à \(n\) inclus : \(n + 1\) termes.

Comment calculer la somme de u_m à u_n ?

Si \(q \neq 1\) : \(u_m + u_{m+1} + \cdots + u_n = u_m \displaystyle\frac{1 – q^{n-m+1}}{1 – q}\). Le nombre de termes est \(n – m + 1\).

Comment démontrer la formule de la somme d'une suite géométrique ?

On utilise la méthode \(qS – S\) : on écrit \(S = 1 + q + \cdots + q^n\), puis \(qS = q + q^2 + \cdots + q^{n+1}\). En soustrayant, presque tous les termes s’annulent et on obtient \(S(q – 1) = q^{n+1} – 1\), soit \(S = \displaystyle\frac{1 – q^{n+1}}{1 – q}\).

Que vaut la somme d'une suite géométrique quand q = 1 ?

Tous les termes sont égaux. Par exemple, \(u_0 + \cdots + u_n = (n+1) \, u_0\). Pas besoin de formule géométrique : c’est une simple multiplication.

Quand la somme infinie d'une suite géométrique converge-t-elle ?

Quand \(|q|\) < \(1\). Dans ce cas, \(u_0 + u_1 + u_2 + \cdots = \displaystyle\frac{u_0}{1 – q}\). Sinon, la somme diverge (pas de valeur finie).

Quelle est la différence entre somme finie et série géométrique ?

La somme finie additionne un nombre précis de termes (de \(u_0\) à \(u_n\)). La série géométrique est la somme infinie \(u_0 + u_1 + u_2 + \cdots\), qui n’a de valeur finie que si \(|q|\) < \(1\).

Où trouver des exercices corrigés sur la somme d'une suite géométrique ?

Retrouve des exercices progressifs (dont des questions centrées sur les indices et les sommes) sur la page d’exercices corrigés sur les suites géométriques ou télécharge le PDF d’exercices corrigés.



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