L’étude des fonctions en maths repose sur un outil fondamental : le tableau de variation d’une fonction. Que vous soyez en classe de Seconde pour une simple lecture graphique, ou en Terminale et Prépa pour une étude analytique poussée, maîtriser cet outil est incontournable.
Comment faire un tableau de variation sans erreur ? Comment relier le signe de la dérivée à la monotonie de la courbe ? Dans ce cours complet signé Excellence Maths, nous vous guidons pas-à-pas pour dresser un tableau de variations rigoureux, déjouer les pièges classiques et vous entraîner avec nos exercices corrigés.
Si tu veux revoir les bases du chapitre « fonctions » (définitions, vocabulaire, lecture de courbes), commence par :
Qu’est-ce qu’un tableau de variation ?
Définition et utilité mathématique
Définition. Un tableau de variation d’une fonction \(f\) est un tableau qui indique, sur chaque intervalle de son domaine,
si \(f\) est croissante ou décroissante, et qui précise les valeurs de \(f\) aux points importants
(extrémités, points critiques, ruptures…).
Cet outil est extrêmement puissant. Il permet non seulement de comprendre l’allure générale de la courbe représentative, mais aussi de repérer les extrema (le minimum local et le maximum absolu). Par ailleurs, étudier au préalable la parité des fonctions ou leur périodicité permet souvent de réduire la taille de ce tableau et de simplifier l’étude.
Comprendre la structure graphique
Un tableau de variation standard se compose généralement de trois lignes horizontales :
- La ligne des abscisses ( \(x\) ) : Elle indique le domaine de définition, les valeurs annulant la dérivée et les valeurs interdites.
- La ligne du signe de la dérivée ( \(f'(x)\) ) : Indispensable à partir de la classe de Première, elle indique par un \(+\) ou un \(–\) le signe de la fonction dérivée.
- La ligne des variations de \(f(x)\) : Elle matérialise la monotonie par des flèches qui montent (↗) ou qui descendent (↘), et précise les valeurs remarquables (extrema, limites).
Notation cruciale : Une valeur interdite (une valeur de \(x\) pour laquelle la fonction n’est pas définie, comme \(0\) pour la fonction inverse) est toujours matérialisée par une double barre verticale (||) qui traverse les lignes du tableau.
Comment lire un tableau de variation (sans se tromper)
Lire un tableau de variation, c’est savoir répondre à 4 questions :
- Sur quel intervalle la fonction est-elle croissante ? décroissante ?
- Quels sont ses extrema (minimum/maximum) et où sont-ils atteints ?
- Quelles valeurs prend la fonction à des points précis ?
- Y a-t-il une rupture (fonction non définie, asymptote verticale, trou…) ?
Exemple de lecture (tableau « classique » avec un minimum en \(x=2\)) :
- \(f\) est décroissante sur \((-\infty,2]\).
- \(f\) est croissante sur \([2,+\infty)\).
- \(f\) admet un minimum en \(x=2\) (valeur : à lire/calculer si elle est indiquée).
Erreur classique. Confondre « minimum en \(x=2\) » et « minimum égal à \(2\)« .
Le point où le minimum est atteint est une valeur de \(x\). La valeur du minimum est \(f(2)\).
Méthode pour construire un tableau de variation (4 étapes)
La construction d’un tableau de variation repose sur une méthode systématique en quatre étapes. Cette méthode s’applique à toutes les fonctions dérivables et constitue le cœur de l’étude des variations.
Étape 0 — Déterminer l’ensemble de définition
On note le domaine \(\mathcal{D}_f\). On repère tout ce qui peut poser problème : dénominateur nul, racine carrée, logarithme, etc.
👉 Si tu veux en savoir plus, consulte notre cours dédié : Ensemble de définition d’une fonction.
Étape 1 – Calculer la dérivée de la fonction
La première étape consiste à déterminer la dérivée de la fonction étudiée. La dérivée \(f'(x)\) représente le taux de variation instantané de \(f\) et indique la « pente » de la tangente à la courbe en chaque point.
Pour calculer une dérivée, on applique les règles de dérivation usuelles : dérivée d’une puissance (\((x^n)’ = nx^{n-1}\)), d’une somme (\((u+v)’ = u’+v’\)), d’un produit (\((uv)’ = u’v+uv’\)), ou d’un quotient (\(\left(\frac{u}{v}\right)’ = \frac{u’v-uv’}{v^2}\)).
Pour un rappel complet des règles de dérivation et des formules usuelles, consultez notre cours complet sur les dérivées ainsi que le tableau des dérivées usuelles.
Exemple : Soit \(f(x) = x^2 – 4x + 3\).
On dérive terme à terme :
\(f'(x) = 2x – 4\)
Étape 2 – Étudier le signe de la dérivée
L’étape cruciale consiste à déterminer où \(f'(x)\) est positive, négative ou nulle, car c’est le signe de \(f'(x)\) qui fixe les variations de \(f\) :
- Si \(f'(x)\) > \(0\) sur un intervalle, alors \(f\) est strictement croissante sur cet intervalle.
- Si \(f'(x)\) < \(0\) sur un intervalle, alors \(f\) est strictement décroissante sur cet intervalle.
- Si \(f'(x)=0\) en \(x_0\), alors \(x_0\) est un candidat à un extremum (à confirmer par un changement de signe de \(f’\)).
Méthode rapide :
- Étudier le signe sur chaque intervalle en résolvant \(f'(x)\) > \(0\) / \(f'(x)\) < \(0\) (souvent via factorisation ou signe d’un produit/quotient).
- En déduire les variations de \(f\) et repérer les changements de signe (max/min).
Exemple (suite) : Pour \(f'(x) = 2x – 4\) :
On résout \(2x-4\) > \(0\) ⇔ \(x\) > \(2\) (donc \(f’\) est positif à droite de 2).
Tableau de signes de \(f'(x)\) :

Attention : Ne confondez jamais le signe de \(f(x)\) avec le signe de \(f'(x)\). Une fonction peut être négative tout en étant croissante (exemple : \(f(x) = x – 5\) sur l’intervalle \([0, 3]\)).
Étape 3 – Construire le tableau et placer les flèches
Une fois le signe de la dérivée établi, on peut construire le tableau de variation proprement dit. La structure du tableau est la suivante :
- Première ligne : On place les valeurs remarquables de \(x\) (bornes de l’ensemble de définition, points où \(f'(x) = 0\), valeurs interdites) dans l’ordre croissant.
- Deuxième ligne (optionnelle) : Le signe de \(f'(x)\) sur chaque intervalle.
- Troisième ligne : Les variations de \(f(x)\) représentées par des flèches :
- Flèche montante (↗) lorsque \(f'(x)\) > \(0\)
- Flèche descendante (↘) lorsque \(f'(x)\) < \(0\)
On calcule ensuite les valeurs de \(f(x)\) aux points remarquables (là où \(f'(x) = 0\) ou aux bornes) et on les place aux extrémités des flèches.
Exemple (suite) : Pour \(f(x) = x^2 – 4x + 3\), on calcule \(f(2) = 4 – 8 + 3 = -1\).
Le tableau de variation s’écrit :

Étape 4 – Identifier les extremums (maximum et minimum)
Un extremum est une valeur maximale ou minimale atteinte par la fonction. On distingue :
- Maximum local : La fonction \(f\) admet un maximum local en \(x_0\) si \(f’\) change de signe en passant de positif à négatif en \(x_0\). La fonction « monte puis descend ».
- Minimum local : La fonction \(f\) admet un minimum local en \(x_0\) si \(f’\) change de signe en passant de négatif à positif en \(x_0\). La fonction « descend puis monte ».
Pour identifier les extremums sur le tableau de variation, il suffit de repérer les points où les flèches changent de sens.
Extrema globaux : Un maximum global est la plus grande valeur atteinte par \(f\) sur tout son ensemble de définition. Un minimum global est la plus petite valeur. Un extremum local n’est pas forcément global.
Exemple (suite) : Pour \(f(x) = x^2 – 4x + 3\), la fonction admet un minimum global en \(x = 2\), où \(f(2) = -1\). Elle n’a pas de maximum (la fonction tend vers \(+\infty\) aux deux bornes).
Piège classique : Si \(f'(x_0) = 0\), cela ne garantit PAS automatiquement un extremum. Il faut que \(f’\) change effectivement de signe. Contre-exemple : \(f(x) = x^3\) en \(x = 0\). On a \(f'(0) = 0\) mais \(f’\) est positive de part et d’autre, donc pas d’extremum.
Tableaux de variation des fonctions de référence (Aperçu)
Connaître les allures de base permet de gagner un temps précieux. Voici un rappel synthétique (cliquez sur les liens pour accéder aux cours détaillés).
Tableau de variation d’une fonction affine
L’allure d’une fonction affine \(f(x) = ax + b\) dépend uniquement du signe de a (le coefficient directeur).
Règle générale pour les fonctions affines :
- Si \(a\) > \(0\), la fonction est strictement croissante sur \(\mathbb{R}\).
- Si \(a\) < \(0\), la fonction est strictement décroissante sur \(\mathbb{R}\).
- Si \(a = 0\), la fonction est constante (dérivée nulle partout).
Tableau de variation du second degré (parabole)
Pour une fonction polynôme du second degré \(f(x) = ax^2 + bx + c\), la courbe est une parabole. Si \(a\) > \(0\), la fonction est décroissante puis croissante, atteignant un minimum en \(x = \frac{-b}{2a}\).
Tableau de variation de la fonction inverse
Le tableau de variation de la fonction inverse \(f(x) = \frac{1}{x}\) est le cas d’école parfait pour illustrer la valeur interdite en \(0\). La dérivée est \(f'(x) = \frac{-1}{x^2}\), qui est toujours strictement négative pour tout \(x \neq 0\).
Un exemple concret de tableau de variation plus complexe : fonction rationnelle
La méthode en 4 étapes s’applique à tous les types de fonctions. Voici des exemples progressifs illustrant la construction de tableaux de variation pour différentes familles de fonctions.
Les fonctions rationnelles présentent des valeurs interdites qui nécessitent une attention particulière dans le tableau de variation.
Exemple : Soit \(f(x) = \frac{x^2 – 1}{x – 2}\) définie sur \(\mathbb{R} \setminus \{2\}\).
Étape 1 : On applique la formule du quotient :
\(f'(x) = \frac{(2x)(x-2) – (x^2-1)(1)}{(x-2)^2} = \frac{2x^2 – 4x – x^2 + 1}{(x-2)^2} = \frac{x^2 – 4x + 1}{(x-2)^2}\)
Étape 2 : Le dénominateur \((x-2)^2\) est toujours positif (sauf en \(x=2\) où la fonction n’existe pas). Le signe de \(f'(x)\) est donc celui du numérateur.
On résout \(x^2 – 4x + 1 = 0\) : \(\Delta = 16 – 4 = 12\), d’où \(x = \frac{4 \pm 2\sqrt{3}}{2} = 2 \pm \sqrt{3}\)
Donc \(x_1 = 2 – \sqrt{3} \approx 0{,}27\) et \(x_2 = 2 + \sqrt{3} \approx 3{,}73\)
Étape 3 et 4 : On calcule \(f(2-\sqrt{3})\) et \(f(2+\sqrt{3})\), puis on construit le tableau.

Note : La double barre verticale (‖) indique que \(x = 2\) est une valeur interdite.
Pièges classiques
- Domaine absent : on ne sait pas où la fonction est définie → tableau faux (voir ensemble de définition).
- Valeur interdite mal notée : il faut une séparation nette (double barre) et deux colonnes distinctes si besoin.
- Confusion « signe » vs « variations » : le tableau de signe de \(f(x)\) n’est pas celui de \(f'(x)\).
- Oubli de \(f(a)\) aux points critiques.
- Conclusion trop forte : « maximum » alors que c’est juste un maximum local (ou juste une valeur lue sans comparaison aux bornes).
Exercices corrigés sur le tableau de variation
Voici une série d’exercices progressifs pour vous entraîner à construire et lire des tableaux de variation. Chaque exercice est suivi d’une correction détaillée.
Exercices niveau seconde
Exercice 1 – Dresser un tableau de variations à partir d’une courbe
On donne ci-dessous la courbe représentative d’une fonction \(f\) définie sur \([-3, 5]\). Dresser le tableau de variation de \(f\) en identifiant les extremums et les intervalles de monotonie.
Voir la correction de l’exercice 1
Méthode : Pour lire un tableau de variation sur une courbe, on repère :
- Les points où la courbe change de sens (maximum ou minimum)
- Les intervalles où la courbe monte (fonction croissante)
- Les intervalles où la courbe descend (fonction décroissante)
- Les valeurs aux points remarquables
Lecture graphique :
- En \(x = -3\) : \(f(-3) = 2\)
- La fonction croît de \(x = -3\) à \(x = -1\)
- En \(x = -1\) : maximum local avec \(f(-1) = 4\)
- La fonction décroît de \(x = -1\) à \(x = 2\)
- En \(x = 2\) : minimum local avec \(f(2) = -1\)
- La fonction croît de \(x = 2\) à \(x = 5\)
- En \(x = 5\) : \(f(5) = 3\)
Tableau de variation :
Conclusion : La fonction admet un maximum local en \(x = -1\) (valeur 4) et un minimum local en \(x = 2\) (valeur −1).
Exercices niveau première
Exercice 2 – Polynôme du troisième degré
Dresser le tableau de variation de la fonction \(f(x) = x^3 – 6x^2 + 9x + 1\) définie sur \(\mathbb{R}\).
Voir la correction de l’exercice 2
Étape 1 : Calcul de la dérivée
\(f'(x) = 3x^2 – 12x + 9\)
Étape 2 : Signe de la dérivée
On factorise : \(f'(x) = 3(x^2 – 4x + 3) = 3(x-1)(x-3)\)
\(f'(x) = 0\) \(\Leftrightarrow\) \(x = 1\) ou \(x = 3\)
Tableau de signes :
• \(x\) < \(1\) : \((x-1)\) < \(0\) et \((x-3)\) < \(0\), donc \(f'(x)\) > \(0\)
• \(1\) < \(x\) < \(3\) : \((x-1)\) > \(0\) et \((x-3)\) < \(0\), donc \(f'(x)\) < \(0\)
• \(x\) > \(3\) : \((x-1)\) > \(0\) et \((x-3)\) > \(0\), donc \(f'(x)\) > \(0\)
Étape 3 : Calcul des valeurs aux extremums
\(f(1) = 1 – 6 + 9 + 1 = 5\)
\(f(3) = 27 – 54 + 27 + 1 = 1\)
Étape 4 : Tableau de variation
Conclusion : La fonction admet un maximum local en \(x = 1\) (valeur 5) et un minimum local en \(x = 3\) (valeur 1).
Exercice 3 – Fonction rationnelle avec deux valeurs interdites
Dresser le tableau de variation de la fonction \(f(x) = \frac{x}{x^2 – 4}\) définie sur \(\mathbb{R} \setminus \{-2, 2\}\).
Voir la correction de l’exercice 3
Étape 1 : Calcul de la dérivée
On applique \(\left(\frac{u}{v}\right)’ = \frac{u’v – uv’}{v^2}\) avec \(u = x\) et \(v = x^2 – 4\) :
\(f'(x) = \frac{1 \cdot (x^2-4) – x \cdot 2x}{(x^2-4)^2} = \frac{x^2 – 4 – 2x^2}{(x^2-4)^2} = \frac{-x^2 – 4}{(x^2-4)^2}\)
Étape 2 : Signe de la dérivée
Le numérateur \(-x^2 – 4\) < \(0\) pour tout \(x \in \mathbb{R}\) (somme de deux termes négatifs).
Le dénominateur \((x^2-4)^2\) > \(0\) pour tout \(x \neq \pm 2\).
Donc \(f'(x)\) < \(0\) pour tout \(x \neq \pm 2\).
Étape 3 et 4 : Tableau de variation
Conclusion : La fonction est strictement décroissante sur chacun des trois intervalles \(]-\infty, -2[\), \(]-2, 2[\) et \(]2, +\infty[\), mais elle n’est pas monotone sur \(\mathbb{R} \setminus \{-2, 2\}\).
Exercice 4 – Fonction avec exponentielle (produit)
Dresser le tableau de variation de la fonction \(f(x) = (2x + 1)e^{-x}\) définie sur \(\mathbb{R}\).
Voir la correction de l’exercice 4
Étape 1 : Calcul de la dérivée
On applique \((uv)’ = u’v + uv’\) avec \(u = 2x + 1\) et \(v = e^{-x}\) :
\(f'(x) = 2 \cdot e^{-x} + (2x+1) \cdot (-e^{-x})\)
\(= e^{-x}(2 – 2x – 1) = e^{-x}(1 – 2x)\)
Étape 2 : Signe de la dérivée
Comme \(e^{-x}\) > \(0\) pour tout \(x\), le signe de \(f'(x)\) est celui de \(1 – 2x\).
\(1 – 2x = 0\) \(\Leftrightarrow\) \(x = \frac{1}{2}\)
Pour \(x\) < \(\frac{1}{2}\) : \(f'(x)\) > \(0\)
Pour \(x\) > \(\frac{1}{2}\) : \(f'(x)\) < \(0\)
Étape 3 : Calcul de la valeur à l’extremum
\(f\left(\frac{1}{2}\right) = (2 \cdot \frac{1}{2} + 1)e^{-\frac{1}{2}} = 2e^{-\frac{1}{2}} = \frac{2}{\sqrt{e}}\)
Étape 4 : Tableau de variation
Note : \(\lim_{x \to -\infty} (2x+1)e^{-x} = -\infty\) et \(\lim_{x \to +\infty} (2x+1)e^{-x} = 0\) (croissance exponentielle l’emporte sur croissance polynomiale).
Conclusion : La fonction admet un maximum en \(x = \frac{1}{2}\), de valeur \(\frac{2}{\sqrt{e}}\).
Exercices niveau terminale
Exercice 5 – Fonction ln(u)
Dresser le tableau de variation de la fonction \(f(x) = \ln(x^2 + 1)\) définie sur \(\mathbb{R}\).
Voir la correction de l’exercice 5
Étape 1 : Calcul de la dérivée
On applique la formule de dérivation composée \((\ln(u))’ = \frac{u’}{u}\) :
\(f'(x) = \frac{2x}{x^2 + 1}\)
Étape 2 : Signe de la dérivée
Le dénominateur \(x^2 + 1\) > \(0\) pour tout \(x\).
Le signe de \(f'(x)\) est donc celui du numérateur \(2x\).
\(f'(x) = 0\) \(\Leftrightarrow\) \(x = 0\)
Pour \(x\) < \(0\) : \(f'(x)\) < \(0\)
Pour \(x\) > \(0\) : \(f'(x)\) > \(0\)
Étape 3 : Calcul de la valeur à l’extremum
\(f(0) = \ln(1) = 0\)
Étape 4 : Tableau de variation
Conclusion : La fonction admet un minimum global en \(x = 0\), de valeur \(f(0) = 0\).
Exercice 6 – Fonction trigonométrique
Dresser le tableau de variation de la fonction \(f(x) = 2\sin(x) + \cos(2x)\) sur l’intervalle \([0, \pi]\).
Voir la correction de l’exercice 6
Étape 1 : Calcul de la dérivée
\(f'(x) = 2\cos(x) – 2\sin(2x)\)
En utilisant \(\sin(2x) = 2\sin(x)\cos(x)\) :
\(f'(x) = 2\cos(x)(1 – 2\sin(x))\)
Étape 2 : Signe de la dérivée
\(f'(x) = 0\) \(\Leftrightarrow\) \(\cos(x) = 0\) ou \(1 – 2\sin(x) = 0\)
Sur \([0, \pi]\) :
• \(\cos(x) = 0\) \(\Leftrightarrow\) \(x = \frac{\pi}{2}\)
• \(\sin(x) = \frac{1}{2}\) \(\Leftrightarrow\) \(x = \frac{\pi}{6}\) ou \(x = \frac{5\pi}{6}\)
Étude du signe sur \([0, \pi]\) :
• Sur \([0, \frac{\pi}{6}[\) : \(\cos(x)\) > \(0\) et \(1 – 2\sin(x)\) > \(0\), donc \(f'(x)\) > \(0\)
• Sur \(]\frac{\pi}{6}, \frac{\pi}{2}[\) : \(\cos(x)\) > \(0\) et \(1 – 2\sin(x)\) < \(0\), donc \(f'(x)\) < \(0\)
• Sur \(]\frac{\pi}{2}, \frac{5\pi}{6}[\) : \(\cos(x)\) < \(0\) et \(1 – 2\sin(x)\) < \(0\), donc \(f'(x)\) > \(0\)
• Sur \(]\frac{5\pi}{6}, \pi]\) : \(\cos(x)\) < \(0\) et \(1 – 2\sin(x)\) > \(0\), donc \(f'(x)\) < \(0\)
Étape 3 : Calcul des valeurs
\(f(0) = 0 + 1 = 1\)
\(f\left(\frac{\pi}{6}\right) = 2 \cdot \frac{1}{2} + \cos\left(\frac{\pi}{3}\right) = \frac{3}{2}\)
\(f\left(\frac{\pi}{2}\right) = 2 \cdot 1 + \cos(\pi) = 2 – 1 = 1\)
\(f\left(\frac{5\pi}{6}\right) = 2 \cdot \frac{1}{2} + \cos\left(\frac{5\pi}{3}\right) = \frac{3}{2}\)
\(f(\pi) = 0 + \cos(2\pi) = 1\)
Étape 4 : Tableau de variation
Conclusion : La fonction admet deux maximums locaux identiques en \(x = \frac{\pi}{6}\) et \(x = \frac{5\pi}{6}\) (valeur \(\frac{3}{2}\)), et un minimum local en \(x = \frac{\pi}{2}\) (valeur \(1\)).
Pour approfondir votre maîtrise des fonctions, consultez également nos pages sur les exercices sur les fonctions en 3ème, les exercices en seconde et les exercices sur la fonction affine.
Tableau de variation en LaTeX (modèles prêts à copier + outils en ligne)
Si tu cherches « latex tableau de variation« , c’est souvent pour gagner du temps en rédaction (DM, fiche, rapport). Voici 2 modèles simples et robustes, puis des outils utiles pour vérifier (sans remplacer la méthode).
Modèle 1 — Tableau simple (1 extremum)
\[
\begin{array}{c|ccc}
x & -\infty & a & +\infty \\
\hline
f(x) & \nearrow & f(a) & \searrow
\end{array}
\]
Modèle 2 — Valeur interdite (double barre) au point \(c\)
\[
\begin{array}{c|cc|c|cc}
x & -\infty & & c & & +\infty \\
\hline
f(x) & \nearrow & & \Vert & & \searrow
\end{array}
\]
Conseil LaTeX
Un rendu « pro » vient surtout de la cohérence : mêmes bornes, mêmes points clés, valeurs \(f(a)\) calculées, et séparation nette des valeurs interdites.
Outils en ligne (pour vérifier rapidement)
- GeoGebra / Desmos : visualiser la courbe, repérer un extremum, contrôler la cohérence du tableau.
- CAS (calcul formel) : dériver, factoriser, résoudre \(f'(x)=0\).
Ce qu’un outil ne garantit pas
- le domaine correctement justifié (valeurs interdites),
- la rédaction propre du tableau (double barre, limites),
- l’exploitation du tableau (comparaisons, nombre de solutions de \(f(x)=k\)).
Piège « outil »
Un grapheur peut lisser la courbe et masquer une rupture ou une valeur interdite. Toujours vérifier le domaine avant de « valider » un tableau.
Foire Aux Questions (FAQ)
Comment faire un tableau de variations ?
Méthode courte : (1) déterminer le domaine, (2) repérer les points qui découpent le domaine, (3) obtenir le sens de variation (lecture graphique ou signe de \(f'(x)\)), (4) calculer les valeurs utiles, (5) remplir le tableau avec ↗ / ↘ et les valeurs clés.
Qu'est-ce qu'un tableau de variation d'une fonction ?
C’est un tableau qui résume, sur chaque intervalle du domaine, si la fonction est croissante ou décroissante, et qui indique les valeurs importantes (minimum, maximum, valeurs aux bornes, etc.).
Quelle est la formule de la variation ?
Il n’existe pas une « formule unique ». Le critère le plus utilisé au lycée est :
si \(f'(x)\) est > \(0\) sur un intervalle, alors \(f\) y est croissante ; si \(f'(x)\) est < \(0\), alors \(f\) y est décroissante.
Pour aller plus loin dans le chapitre « fonctions »
- Fonctions en maths (page pilier) — définitions, vocabulaire, méthodes.
- Ensemble de définition — le point n°1 qui fait rater un tableau.
- Image et antécédent — indispensable pour lire/exploiter un tableau.
- Parité (paire / impaire) — utile pour accélérer certaines études.
- Convexité / concavité — pour aller plus fin (surtout au lycée/prépa).